Les Archives d’Arolsen sont un centre de documentation des persécutions nazies et possèdent le fonds le plus complet au monde sur les victimes et les survivants des persécutions du national-socialisme. Inscrit au Registre Mémoire du monde de l’UNESCO, le fonds détient des données sur près de 17,5 millions de personnes et possède des documents sur les différents groupes de victimes ciblés par le régime nazi, ce qui en fait aujourd’hui une importante source de connaissance pour notre société.

Floriane Azoulay
Floriane Azoulay, Floriane Azoulay est actuellement directrice de l’institution fondée peu après la fin de la guerre sous le nom de Service International de Recherches (ITS, International Tracing Service). Experte française en matière de droits humains, elle a été nommée en 2016 à la tête de l’institution par la Commission internationale pour les Archives d’Arolsen. Steffen Baumheier est devenu directeur adjoint en 2017.

La Commission internationale

La Commission internationale supervise le travail des Archives d’Arolsen en faveur des victimes de persécutions. Constituée de représentants des gouvernements des onze États membres, la Commission a, depuis les Accords de Berlin de 1955, la responsabilité de déterminer le cadre de travail des Archives d’Arolsen. La présidence est assurée chaque année par un État membre différent. Cette année, la Commission est présidée par la Grèce, en la personne de l’ambassadeur Photini Tomai.

Les États membres de la Commission sont les pays suivants :

  • Belgique
  • France
  • République fédérale d’Allemagne
  • Grèce
  • Israël
  • Italie
  • Luxembourg
  • Pays-Bas
  • Pologne
  • Royaume-Uni
  • États-Unis

« L’organisation est un centre international de premier plan en matière de documentation des persécutions nazies pour les professionnels, les familles et toutes les personnes intéressées car les archives protégées par l’UNESCO représentent une source unique de connaissance pour notre société aujourd’hui ».

Déclaration de prise de position , 2017 de la Commission internationale

Bases légales

L’Accord de Berlin signé en 2011, en remplacement des Accords de Bonn de 1955, fournit la base légale de l’activité des Archives d’Arolsen et régularise, notamment, le financement des Archives par le gouvernement fédéral allemand ou, plus précisément, par le Délégué du gouvernement fédéral pour la Culture et les Médias. L’institution est également autorisée à recueillir des fonds et à recevoir des dons publics ou privés, raison pour laquelle nous cherchons à développer nos activités de collecte de fonds. Les Archives fédérales de la République fédérale d’Allemagne sont, depuis le 1er janvier 2013, le partenaire institutionnel des Archives d’Arolsen. Si vous souhaitez obtenir des informations plus détaillées sur les Archives d’Arolsen, tous nos rapports annuels depuis 2002 sont disponibles en ligne.

11 États membres
240 employés
14,15 millions de budget

« Ces archives, servant à la réparation des torts causés aux victimes et à leurs familles, puissent-elles constituer un avertissement aux générations futures pour que plus jamais pareil malheur ne s’abatte sur l’humanité ».
Citation tirée de « l’acte de disposition » rédigé en trois langues et emmuré le 20 août 1952 lors de la fête d’inauguration du bâtiment principal de l’ITS.

Réseaux

Les Archives d’Arolsen ont toujours été actives au-delà des frontières, et nous poursuivons aujourd’hui le développement de nos réseaux. La mémoire, la recherche et l’éducation sont plus que jamais des domaines internationaux, ce qui rend la coopération avec nos partenaires d’autant plus importante. Outre notre contribution à un grand nombre de partenariats pour l’élaboration de projets, nous avons pris part au projet européen EHRI (European Holocaust Research Infrastructure) et nous sommes, depuis plusieurs années, un partenaire international permanent de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).

Monika Grütters

« Ici, l’ampleur et le caractère systématique des crimes nazis sont non seulement documentés de manière impressionnante, mais il est également possible de se procurer une vue très personnelle des destins individuels. Les documents rendent aux morts l’identité que les nazis voulaient leur voler ». 

Monika Grütters, Ministre d’Etat pour la culture et les médias

360°-Tour

Le fonds principal des Archives d’Arolsen

Cette visite panoramique de notre bâtiment d’archives vous donne l’occasion de faire le tour de nos archives et d’explorer le fonds de documentation des victimes du national-socialisme le plus complet au monde. Vous voudrez peut-être voir, par exemple, les étagères où est installé le fichier central de noms qui comporte 50 millions de fiches contenant des informations sur le sort de 17,5 millions de personnes. 

Les trois thèmes principaux de nos archives sont :

  • les documents créés par la bureaucratie nazie des camps de concentration, des ghettos et des sites de détention ;
  • les documents émanant d’autorités publiques, de sociétés et de firmes locales sur l’affectation des travailleurs forcés ;
  • les dossiers établis par les Alliés sur l’entretien et les soins des personnes déplacées après 1945.

Une grande partie de nos fonds documentaires a été enregistrée par l’UNESCO dans son Registre « Mémoire du monde » en 2013.

Les archives secondaires des Archives d’Arolsen

Un autre bâtiment accueille une sous-collection de dossiers dits de correspondance des Archives d’Arolsen, qui contiennent les échanges entre le service de recherches, les autorités publiques et les victimes des persécutions nationales-socialistes ainsi que leur famille. Ces rapports, dont certains sont de nature confidentielle, témoignent des conséquences du passé nazi qui se font encore ressentir aujourd’hui. Vous pouvez suivre la visite virtuelle pour prendre la mesure de cette sous-collection qui contient près de trois millions de dossiers.