Vous souhaitez envoyer une demande de recherche aux Archives d’Arolsen ? Vous voulez obtenir des informations sur le sort de membres de votre famille qui ont été victimes des persécutions nazies, ou vous avez besoin de renseignements dans le cadre d’une recherche documentaire ou d’un projet pédagogique ? Nous vous remercions d’utiliser notre formulaire de demande !

Avant de remplir le formulaire, prenez le temps vérifier si nous sommes bien ceux qui pouvons le mieux vous aider. Les Archives d’Arolsen détiennent des documents sur :

  • Toutes les victimes de la dictature national-socialiste.
  • Des personnes de toutes nationalités qui ont été emprisonnées dans les camps de concentration, les ghettos, les camps de travail et les prisons de la Gestapo (y compris les prisonniers de guerre soviétiques et les internés militaires italiens).
  • Les travailleurs forcés du régime nazi.
  • Après 1945 : les survivants des camps de concentration, les travailleurs forcés libérés, les Juifs d’Europe centrale survivants, et les personnes prises en charge par les organisations internationales telles que l’UNRRA (Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction), l’OIR (Organisation internationale pour les réfugiés), etc.
Votre demande aux Archives d’Arolsen

Un formulaire unique pour toutes vos demandes de recherche : nous vous guiderons pas à pas, en vous demandant de sélectionner les options adéquates et d’entrer toutes les informations qui nous sont nécessaires pour effectuer une recherche pour vous.

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Informations complémentaires pour les familles de victimes
Informations complémentaires pour les familles de victimes

Des milliers de personnes prennent contact chaque année avec les Archives d’Arolsen pour obtenir des informations sur le sort d’un membre de leur famille. Les demandes de recherches sur les victimes des persécutions nazies nous parviennent du monde entier. Vous trouverez des informations utiles à propos de votre demande auprès des Archives d’Arolsen ici.

Vers les informations pour les familles

Autres personnes de contact

Si vous êtes à la recherche d’informations sur l’indemnisation des Juifs victimes de persécutions nazies, vous pouvez obtenir de l’aide sur  www.claimscon.de

Nous ne possédons pas d’informations sur les soldats des ex-forces armées allemandes, ni sur les personnes qui ont fui ou ont été expulsées des territoires d’Europe de l’Est occupés par le Reich allemand. Si vous cherchez des renseignements sur des personnes entrant dans ces catégories, veuillez vous rendre sur le site www.bundesarchiv.de

Les informations sur les prisonniers de guerre, les détenus civils, les soldats allemands disparus ou les civils déportés par l’Armée rouge peuvent être obtenues sur le site www.drk-suchdienst.de

Comment les survivants se sont-ils efforcés de reconstruire leur vie ? Quelle aide ont-ils reçue ?

Des documents datant de la période d’après-guerre et détenus par les Archives d’Arolsen répondent à ces questions. Ils contiennent un nombre considérable d’informations sur le sort des survivants ainsi que sur ceux qui ont été assassinés.

Nous sauvegardons les informations contenues dans les demandes de recherches, ce qui nous permet d’ajouter tous les jours de nouveaux noms et de nouvelles données à nos archives. En conséquence, notre connaissance des persécutions nazies et de ses victimes continue de croître d’année en année.

« Ces documents sont de plus en plus précieux. Ils sont notre mémoire. »

Alexandr Afanasjew, ancien prisonnier de guerre détenu dans le camp de concentration de Buchenwald et dans le sous-camp d’Ellrich-Juliushütte, lors de sa visite à Bad Arolsen.

Des listes aux questionnaires avec photos

Des listes de différentes sortes constituent souvent la base des informations fournies par les Archives d’Arolsen. Certaines d’entre elles sont le produit de la bureaucratie nationale-socialiste, qui tenait une documentation méticuleuse des déportations, des nouveaux arrivants, des cas de maladie ou des décès dans les camps de concentration. Les Alliés ont eux aussi établi des listes concernant principalement l’enregistrement, les soins, l’émigration ou le rapatriement des personnes déplacées (DP), ainsi que l’activité après 1945 du Child Search Branch, un service de l’UNRRA.

Les fonds des Archives d’Arolsen contiennent aussi des documents relatifs à des personnes particulières. Les documents de la période nazie incluent les fiches d’enregistrement des prisonniers des camps de concentration et celles des travailleurs forcés. Les collections comportent des documents datant de l’après-guerre et, notamment, les questionnaires établis par l’Organisation internationale des réfugiés (OIR) qui devaient être remplis par toutes les personnes demandant de l’aide. Les Archives d’Arolsen conservent également les dossiers de correspondance associés à des noms individuels et documentant toutes les demandes de renseignement et de recherche reçues à Bad Arolsen. Ces dossiers contiennent des informations supplémentaires, communiquées par des survivants ou des membres de la famille de victimes, sur le sort de personnes particulières.

La version numérisée du fichier central de noms, qui contient des données sur près de 17,5 millions de personnes, est le point de départ de toute recherche sur des individus. A chaque fois qu’un nom est mentionné dans un document, notre personnel créée une fiche et, par conséquent, à chaque nom sont associées toutes les fiches faisant référence aux documents où ce nom apparaît.

DLes archives et leurs données offrent aussi des possibilités étendues pour des recherches basées non pas sur des noms de personnes mais, par exemple, sur des lieux ou des sujets spécifiques. Les informations sur les options de recherche sont disponibles ici.

Afficher plus

FAQ

En principe, non. N’importe qui peut nous faire parvenir une demande, et notre réponse est gratuite. Le seul cas où un paiement peut être demandé est celui où nous fournissons un grand nombre de documents sous forme numérique ou en version papier. Ceci ne s’applique cependant pas aux recherches faites par les membres des familles de victimes, à qui nous envoyons gratuitement une copie de tous les documents de notre fonds qui les concernent.

Bien que notre fonds documentaire soit particulièrement vaste, il n’est ni exhaustif ni intégral, et il ne documente presque pas certains des crimes du national-socialisme, comme, notamment, les massacres perpétrés dans les territoires occupés. Les nazis ont d’autre part détruit un grand nombre de documents qui auraient pu établir la preuve des mesures de coercition, de la terreur et des assassinats. Une autre partie des dossiers administratifs et des registres des institutions nazies et des administrations d’occupation ont été perdues dans le chaos des derniers mois de la guerre.

Le transfert jusqu’à Bad Arolsen des documents rassemblés par les différents services de recherche a débuté dès 1946. Afin de créer un site central d’information, les copies d’autres documents utiles ont également été recueillis et nous sont bien sûr précieux. Initialement, les documents originaux étaient restés aux mains des autorités allemandes ou d’autres institutions et n’ont été transférés dans le fonds d’archives que plus tard. Même alors, tous ne prirent pas le chemin des archives, ce qui signifie que leurs copies ont elles aussi une valeur historique.

La plupart des documents ont été créés sur la base d’informations données oralement ou recopiées à partir d’autres documents. Non seulement leur orthographe peut être fautive, mais ils peuvent aussi contenir des erreurs, intentionnelles ou involontaires. Les documents des camps de concentration représentent un cas particulier, car les informations relatives à la date et aux circonstances d’un décès doivent toujours être traitées avec circonspection. En effet, afin de camoufler leurs crimes, les SS usaient d’une terminologie normalisée pour décrire les différentes causes de décès, ce qui permettait de dissimuler les exécutions, l’« euthanasie », ou le fait que la faim, la maladie, le travail forcé, les conditions d’hygiène épouvantables et les expériences médicales étaient à l’origine de nombreux décès. Les informations relatives à la date des décès peuvent également se contredire, car lorsque des prisonniers mouraient dans les sous-camps, l’enregistrement du décès dans les listes du camp principal pouvait n’avoir lieu que plusieurs jours après.

Il était rare que les documents soient remplis par les personnes elles-mêmes, et la presque totalité des données portées dans les papiers des camps de concentration, des autorités publiques ou des administrations d’occupation étaient recueillies oralement ou recopiées à partir d’autres documents. Les variations orthographiques dépendaient des compétences rédactionnelles ou linguistiques des préposés chargés d’établir les papiers. Même après la guerre, les employés reportaient les informations qui leur étaient données oralement, ou reprenaient les données de documents manuscrits ou autres qui étaient difficilement déchiffrables. C’est pourquoi les Archives d’Arolsen ont mis au point, pour établir leur fichier central de noms, un système alphabético-phonétique qui prend également en compte la prononciation des noms.

Parfois, ce sont les victimes elles-mêmes qui donnaient différentes versions de leur nom de famille ou de leur date de naissance. Leur survie pouvait dépendre d’une identité fictive ou d’une fausse date de naissance. Souvent, les gens continuaient après la guerre d’utiliser ces faux noms ou dates, ou en choisissaient d’autres qui correspondaient à leurs nouveaux objectifs.

De nos jours, il est impossible de retrouver les raisons et circonstances qui étaient à l’origine de ces variations, et c’est pourquoi nous transposons dans notre base de données les orthographes utilisées dans les documents originaux sans les altérer, car ces variantes elles-mêmes ont une valeur historique.

Deux tampons sont apposés sur de nombreux documents des Archives d’Arolsen, le tampon « ITS Foto No » et le tampon « Carded », qui datent tous deux de la période d’après-guerre. Le premier était utilisé sur les documents photographiés par les autorités des États-Unis au début des années 50 afin de préserver les informations qu’ils contenaient. Ce tampon signifie uniquement que le document avait été traité et non pas qu’il représentait la photo de la personne concernée.

Le tampon « Carded » se trouve généralement sur les listes de noms, et signifie que la liste en question a été ajoutée au fichier central de noms qui permet de retrouver rapidement un nom individuel porté sur une liste. Dans nos services, ce processus est désigné par le terme de « fichage » et consiste à reporter tous les noms mentionnés dans un document sur des fiches individuelles.

A cause des pénuries de papier pendant et après la seconde guerre mondiale, les feuilles de papier étaient souvent réutilisées. Des formulaires vierges ou d’autres informations se trouvent parfois au dos de documents comme les fiches bristol. Il arrivait aussi que le verso d’une feuille soit utilisé pour quelqu’un d’autre, ce qui fait qu’un seul document peut comporter des renseignements sur plusieurs personnes.

Toutes les données personnelles que nous recueillons aux fins de traiter votre demande sont sauvegardées et utilisées uniquement par nos services. Les Archives d’Arolsen ne communiquent de données personnelles qu’après avoir consulté les personnes concernées ou à l’issue d’une période de conservation de 25 ans, ce dernier cas concernant plus particulièrement la documentation actuelle des demandes. Pour répondre à votre demande, nous utilisons des documents de notre fonds d’archives, des copies de documents provenant d’autres fonds et, parfois, des informations de sources extérieures. Les copies provenant d’autres sources peuvent être soumises aux règles de protection des données d’autres institutions ou d’autres pays. Dans de tels cas, nous vous redirigeons vers les institutions en question.

La plupart des informations contenues dans les documents des Archives d’Arolsen sont des données personnelles et peuvent parfois avoir un caractère sensible. C’est pourquoi nous vous demandons de traiter les reproductions de documents et les données qu’elles contiennent de façon responsable et respectueuse.